Construire notre futur

#NOISE : Nouvel Observatoire de l’Innovation Sociale et Environnementale

Maëva Tordo et Leïla Hoballah sont des passionnées de social business. Après avoir finit leurs études à l’ESCP Europe, elles regrettent que cette école qui fait partie des 3 grandes écoles de commerces en France (avec HEC et l’ESSEC) n’ait pas de structure pour promouvoir le social business auprès de ses étudiants.

HEC a sa chaire de Social Business avec pour parrain le Pr Muhammad Yunus, célèbre acteur de microcrédit au Bangladesh.

L’ESSEC a sa chaire IIES (Institut de l’innovation et de l’Entepreneuriat Social) qui dispense des formations spécialisées et Antropia qui soutient l’émergence d’entreprises sociales.

Fort de ce constat, Maëva et Leïla réfléchissent à une structure à intégrer à l’ESCP Europe. Elles listent dans un premier temps les contraintes dont il faudra s’affranchir :

  • Le social business est modèle économique peu connu
  • Le social business n’est pas une affaire de doux rêveurs, il demande au contraire de réelles qualités entrepreneuriales
  • Il est important de donner aux futurs managers d’autres visions pour faire du business
  • Des mots comme “développement durable”, “entrepreneuriat social” ou encore “social business” sont des mots-valises qui restent opaques pour beaucoup de personnes
  • Une “chaire” étant une petite structure noyée dans une plus grande, c’est un frein à la sensibilisation
  • La France manque de femmes entrepreneuses : ce n’est pas un problème de capacités mais un problème de modèles (elles ne se voient pas réussir)

Maëva et Leïla conclurent qu’il fallait prendre le meilleur des systèmes mis en place par HEC et l’ESSEC mais en y ajoutant une organisation transversale et plus ouverte. L’idée de créer un observatoire de l’innovation sur les questions sociales et environnementales est apparue comme une nécessité. La base est là, il lui manque plus qu’une connexion aux réseaux sociaux ainsi qu’une gestion open source des données qu’elle compilera.

Afin d’allier impact sociétal et sens de la formule, un nom judicieux est trouvé, le NOISE : Nouvel Observatoire de l’Innovation Sociale et Environnementale. Cette structure sera transversale et indépendante. Elle fera le lien entre l’ESCP Europe et toutes les autres structures du développement durable et/ou de l’entrepreneuriat social.

 

#NOISE : LES 3 OBJECTIFS DU NOISE

Le but du NOISE est de répondre a un besoin des étudiants : équilibrer compétences réalistes et rêve de changement. Le social business prend en compte la réalité économique, il est de ce fait plus concret que le monde associatif. C’est un vrai levier de changement.

L’approche du NOISE est pragmatique, il cherche à compléter la culture générale de l’étudiant (en fonction du métier qu’il prépare) à travers 3 objectifs principaux :

  1. fédérer ce qui se passe à l’école : se faire connaître auprès de toutes ses entités, compiler les cours et les mémoires sur le développement durable (ou le BOP), créer la coo-pétition (coopération dans la compétition), développer l’offre de cours développement durable ainsi que les cours sur l’innovation sociale et environnementale
  2. soutenir et démultiplier les projets qui existent déjà
  3. s’adresser à tous les étudiants et créer des liens avec les boards des entreprises sociales

 

#NOISE : LES FONDATRICES

Maëva et Leïla ont choisi l’option entrepreneuriat de l’ESCP Europe. Partageant une passion commune pour le social business (qui leur vaudra le surnom de “Mlles Social Business”) elles rédigent ensemble un mémoire sur la stratégie BOP (Bottom Of the Pyramid) d’entreprises souhaitant s’ouvrir sur les marchés les plus pauvres. Ce mémoire apportait des réponses sur les impacts à prévoir sur la stratégie marketing, la communication et les modes de distributions.

Leïla a fait un stage en animation de communauté chez Danone Communities (créé en 2007) qui est l’incubateur “d’entreprises sociales” (dit “social business”) du groupe Danone. Leïla a été la première stagiaire choisit par Danone Communities.

Au même moment, Maëva a travaillé au Cambodge auprès de la Fondation Mérieux pour le développement d’un centre de santé publique. Elle a aussi accompagné un entrepreneur social à Dakar dans le cadre du programme Entrepreneurs Sans Frontières.

 

#NOISE : LES NOISEURS

Pour fédérer sa communauté de NOISEUR, Maëva et Leïla ont mis en place une stratégie réseaux sociaux. Le NOISE a déjà son site web, sa page Facebook, son groupe Facebook et son compte twitter.

A terme, le site web regroupera les cours et les mémoires qui existent à l’ESCP Europe ainsi que les stages en entreprises, les évènements extérieurs liés au social business, au BOP et au développement durable.

A cela s’ajoute week-ends, soirées et newsletter qui permettent à la communauté de se développer et de créer des liens dans la continuité.

La communauté du NOISE n’a pas d’autorité centralisée et tout fonctionne en Open Source, ce qui convient parfaitement à la Génération Y. On peut donner une mention spéciale à Justine Porterie qui a été la première NOISEUR à faire un stage au NOISE pendant son année de césure, afin de préparer le lancement “officiel” de la rentrée 2011.