Construire notre futur
« Meet my guest » avec Daniel Tirat, DG de Stonyfield France - L’aide à la conversion au bio

downtoearth-danone:

Mardi 6 mars 2012, 8h30. Nous avons donné rendez-vous à un petit groupe d’acteurs du changement sur le web au Square Trousseau, un café du 11e arrondissement, pour le « Meet my guest » du mois de mars. Le concept : un expert de Danone est invité pour partager une histoire, échanger sur un projet d’innovation sociale. Le « guest » du jour, c’est donc Daniel Tirat, directeur général de Stonyfield France, filiale de Danone, qui est plus connue du grand public sous le nom de la marque Les 2 Vaches. Une triple identité qui méritait précision, ce à quoi Daniel Tirat s’est d’abord attelé, entre le café crème et le croissant, avant de nous présenter la philosophie et les enjeux du projet. 

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# EAU DE CASTALIE : LA “SOURCE” DE L’IDÉE

Thibault Lamarque, fondateur de lEau de Castalie, a confié à l’Agence 914 le soin d’organiser une rencontre avec des journalistes et des blogueurs spécialisés dans le développement durable et la consommation responsable.

Le rendez-vous a eu lieu chez un restaurateur parisien partenaire : La Robe et le Palais. Au programme, histoire du concept et dégustation de produits régionaux servi avec vin et Eau de Castalie.

L’histoire de l’Eau de Castalie commence en 2010 lorsque Thibault Lamarque constate que l’eau minérale en bouteille est vendue entre 4 et 8 euros dans certains restaurants. Quand bien même le prix de vente des eaux en bouteille est librement fixé par les établissements, Thibault juge le prix excessif car dans  une bouteille d’eau :

  • 20% du prix concerne le liquide
  • 80% du prix concerne la fabrication de la bouteille, son conditionnement, son transport et sa publicité

Sur le plan de l’impact environnemental, les chiffres parlent d’eux-mêmes puisqu’une bouteille d’eau minérale en verre consignée peut parcourir de 1200 à 1600 km (et parfois plus !).

Lorsque l’on sait que les Français consomment en moyenne plus de 100 litres/personne et que l’eau en bouteille est 300 fois plus chère que celle du robinet, on comprend qu’il y a encore une marge de progression importante avant d’avoir une eau en adéquation avec une démarche développement durable.

En France, ce qu’on appelle les CHR (Cafés Hôtels Restaurants) consomment 1,3 milliards de litres/an soit 20% du marché de l’eau en bouteille. Thibault Lamarque se dit qu’il y a un vrai marché pour des fontaines à eau professionnelles, d’autant que ce système existe déjà ailleurs en Europe. Le principe d’une fontaine à eau professionnelle est d’optimiser l’eau du réseau (c’est-à-dire l’eau du robinet) en retirant le chlore, les particules et les potentiels résidus liés aux canalisations (tel que les métaux lourds). 

En France l’eau du robinet est de grande qualité (cf. tableau de la composition de l’eau du site eaudeparis.fr) et le bénéfice pour un restaurateur c’est :

  • économiser de l’espace de stockage (sans oublier l’espace pris par les bouteilles dans les réfrigérateur)
  • économiser du temps de main d’œuvre
  • choisir une eau adapté à sa clientèle puisque avec une fontaine à eau professionnelle il choisit la température de l’eau, la teneur en minéraux, la dureté de l’eau et le niveau de gazéification (tailles des bulles de l’eau gazeuse)
  • améliorer son empreinte écologique

 

# EAU DE CASTALIE : UNE EAU MINÉRALE LOCALE

Thibault Lamarque est un militant pragmatique du développement durable qui a travaillé pour Véolia Environnement et Alter Eco. Il explique en quelques mots son approche : 

"Eau de Castalie propose une expérience équivalente aux eaux minérales en bouteille mais avec une approche développement durable: c’est une eau économique et écologique. Pour les restaurateurs, le prix au col est plus faible et la logistique largement simplifiée, avec des stocks quasi inexistants. Quant au consommateur, il bénéficie d’une eau d’une excellente qualité, plate ou pétillante, moins chère et respectueuse de l’environnement.”

Thibaut Lamarque propose un service qu’il souhaite aussi complet que possible :

  • installation de la fontaine à eau (fabriquée en Europe) en moins de 48h
  • la fontaine à eau, décliné en plusieurs version en fonction des besoins, est adapté aux usages professionnels : robustesse, facilité d’entretien, mode veille d’économie d’énergie, clavier tactile et système de dosage automatique “au verre” ou “à la bouteille” (pour éviter le gaspillage) 
  • système de microfiltration (filtres en charbon d’origine végétale recyclables) permettant d’éliminer le chlore, les particules et les éventuels résidus liés aux canalisations (tels que les métaux lourds) tout en conservant minéraux et oligo-éléments naturels 
  • eau sur mesure : choix de la minéralité, de la température, de la gazéification lorsqu’il s’agit de l’eau gazeuse (taille des bulles)
  • Le verre des bouteilles “Eau de Castalie” est très résistant (durée de vie : 3000 lavages) et il est possible d’apposer son logo sur la bouteille
  • résoudre le problème de stockage et de manutention des bouteilles d’eau, plus besoin de placer les bouteilles au réfrigérateur puisque la fontaine à eau est réfrigérée 

La commercialisation du concept a démarré en juillet 2011 et Thibault Lamarque souhaite équiper 300 restaurants à la fin 2012 et 3000 fin 2015 (sachant que le marché français compte au total 140 000 installations potentielles).

L’Eau de Castalie peut ainsi être proposé à un prix plus compétitif soit entre 2,5 et 4 euros le litre sachant que certains restaurateurs ont décidé de l’offrir à leur client.

Laissez-vous tenter !

 

# LIENS

Découvrir l’Eau de Castalie chez les restaurateurs :

 

Crédit photos : ©Delphine Bede & ©Eau de Castalie

ECO-MOBILITE.TV : UNE PLATEFORME COLLABORATIVE SUR LA MOBILITÉ

Ecomobilité.tv est une “webTV relationnelle” qui partage des informations (vidéos, articles), anime des débats en ligne et encourage le dialogue sur la mobilité durable.

Créé il y a 2 ans, ecomobilite.tv a déjà mis en ligne 800 vidéos et a rassemblé 250 parties prenantes (entreprises, associations, spécialistes, journalistes, blogueurs, curieux, etc).

La mobilité a un lien direct avec le réchauffement climatique car il est responsable d’un tiers des émissions de CO2 de la planète. La communauté internationale a décidé de lutter contre le changement climatique car si le phénomène est naturel, les climatologues ont prouvé que depuis la deuxième moitié du XXè siècle, ce sont les activités humaines (appelé “forçage entropique”) qui participent pour la plus grande part à ce phénomène.

Le dossier de l’énergie et le dossier du climat, fortement liés d’un point de vue développement durable, sont d’une grande complexité à résoudre. Ils demandent :

  • de trouver des solutions énergétiques innovantes (sans émission de gaz à effet de serre)
  • de mettre en place une gouvernance mondiale liée aux questions environnementales
  • de réfléchir sur la finalité de nos modes de vie

L’ambition d’ecomobilite.tv est de permettre l’émergence d’une réflexion à échelle internationale (grâce à sa plateforme participative dédiée) en permettant aussi bien au grand public qu’au public averti, de partager de l’information de qualité et d’engager le dialogue.

Rappelons que le contenu de la plateforme est libre et que pour participer aux échanges, il suffit de s’inscrire via le site. L’inscription permet de partager des vidéos, des photos, des articles et de laisser des commentaires.

Le site est financé par Renault eco² mais ecomobilite.tv reste libre de sa ligne éditoriale.

 

DE ALTERNATIVECHANNEL.TV A PARTA DIALOGUE

Les fondateurs, qui se définissent comme des “révolutionnaires raisonnables”, sont Paul Allard et Hugues Cochard.

Leur premier projet a été alternativechannel.tv, une webTV sur le développement durable. Dès le début du projet, l’ambition est internationale puisque le contenu est disponible en trois langues (français, anglais et espagnol).

Le concept a évolué, les fondateurs se sont entourés d’une équipe internationale (avec des bureaux à Montréal, Paris et Mexico) pour créer et animer Parta Dialogue (concepteur de solutions marketing conversationnel intégrées aux médias sociaux).

Tout en restant fidèle à leur concept de base, le partage d’information à grande échelle, la Parta Team a mis en place un concept innovant puisqu’il propose aux entreprises (impliquées dans les questions durables) de dialoguer avec leurs parties prenantes en créant une plateforme dédié (c’est-à-dire relié aux médias sociaux). Cette synergie permet de réfléchir en intelligence collective sur les thèmes clés du développement durable.

Aujourd’hui, le “monde de Parta” comporte 5 plateformes :

  • alternativechannel.tv : webTV sur le développement durable
  • eauzone.tv : webTV relationnelle sur l’eau
  • ecomobilite.tv : webTV relationnelle sur la mobilité durable
  • energie2point0.com : plate-forme sur les besoins énergétiques d’aujourd’hui et de demain
  • Greenpod : webTV qui chaque semaine donne 3 min d’actualités sur l’écologie, le développement durable, la RSE, etc.

 

VIDÉO DE LA SOIRÉE : #MOB2025, UNE PALETTE DE SOLUTIONS POUR 2025

Parta Dialogue (Agence de Médias Sociaux) a organisé cette soirée-débat sur la mobilité entre des parties prenantes :

La soirée se tenait au Comptoir Général, lieu Parisien du développement durable et de l’entrepreneuriat social.

L’équipe de Parta Dialogue étant dynamique et passionnée par son sujet, la soirée était chaleureuse et globalement une réussite même si deux heures ne peuvent suffire à couvrir un sujet aussi vaste. Le temps a manqué pour évoquer une vision prospectiviste de la mobilité (justement celle de 2025). 

Rappelons que le but était de permettre aux différentes parties prenantes de se rencontrer car le dialogue continue en ligne sur ecomobilite.tv, plateforme dédiée à toutes les personnes concernées par le sujet, du constructeur automobile au particulier. Après s’être inscrit sur le site (service gratuit) il est possible d’échanger des informations (vidéos, photos, articles) et de dialoguer “en ligne” sur le thème de la mobilité.

Le plus de la soirée : il y avait quelques iPad mis à disposition de ceux qui souhaitaient “live twitter”. Les “tweets” s’affichaient sur grand écran derrière les panélistes.

 

Voici quelques uns des “Live Twitter” de la soirée : @_annasimpson, @adsaum, @altersocieties, @aprokopiev, @CelineReveillac, @charlottevolant, @COVIVO, @DDEXT, @DonaGreen, @eenovation, @emmapomcom, @Ericdessins, @Fabdebrice, @Forum4theFuture, @GeoffroyBing, @green_emotion, @GroupeChronos, @heloisebolle, @IngridCressy, @jbschmider, @Juliendelabaca, @laredaction, @LivopFrance, @LNouveauxRiches, @lora_green, @ludovicbu, @marcchataigner, @MarcelGreen, @MartinFutures, @mm_sustainable, @pbpbpbpb, @petrichoeur, @planet_bio, @Planetworkshops, @SAEMES, @Tchoook, @utopiesurbaines, @VedaCom, @Wattisit.


#NOISE : Nouvel Observatoire de l’Innovation Sociale et Environnementale

Maëva Tordo et Leïla Hoballah sont des passionnées de social business. Après avoir finit leurs études à l’ESCP Europe, elles regrettent que cette école qui fait partie des 3 grandes écoles de commerces en France (avec HEC et l’ESSEC) n’ait pas de structure pour promouvoir le social business auprès de ses étudiants.

HEC a sa chaire de Social Business avec pour parrain le Pr Muhammad Yunus, célèbre acteur de microcrédit au Bangladesh.

L’ESSEC a sa chaire IIES (Institut de l’innovation et de l’Entepreneuriat Social) qui dispense des formations spécialisées et Antropia qui soutient l’émergence d’entreprises sociales.

Fort de ce constat, Maëva et Leïla réfléchissent à une structure à intégrer à l’ESCP Europe. Elles listent dans un premier temps les contraintes dont il faudra s’affranchir :

  • Le social business est modèle économique peu connu
  • Le social business n’est pas une affaire de doux rêveurs, il demande au contraire de réelles qualités entrepreneuriales
  • Il est important de donner aux futurs managers d’autres visions pour faire du business
  • Des mots comme “développement durable”, “entrepreneuriat social” ou encore “social business” sont des mots-valises qui restent opaques pour beaucoup de personnes
  • Une “chaire” étant une petite structure noyée dans une plus grande, c’est un frein à la sensibilisation
  • La France manque de femmes entrepreneuses : ce n’est pas un problème de capacités mais un problème de modèles (elles ne se voient pas réussir)

Maëva et Leïla conclurent qu’il fallait prendre le meilleur des systèmes mis en place par HEC et l’ESSEC mais en y ajoutant une organisation transversale et plus ouverte. L’idée de créer un observatoire de l’innovation sur les questions sociales et environnementales est apparue comme une nécessité. La base est là, il lui manque plus qu’une connexion aux réseaux sociaux ainsi qu’une gestion open source des données qu’elle compilera.

Afin d’allier impact sociétal et sens de la formule, un nom judicieux est trouvé, le NOISE : Nouvel Observatoire de l’Innovation Sociale et Environnementale. Cette structure sera transversale et indépendante. Elle fera le lien entre l’ESCP Europe et toutes les autres structures du développement durable et/ou de l’entrepreneuriat social.

 

#NOISE : LES 3 OBJECTIFS DU NOISE

Le but du NOISE est de répondre a un besoin des étudiants : équilibrer compétences réalistes et rêve de changement. Le social business prend en compte la réalité économique, il est de ce fait plus concret que le monde associatif. C’est un vrai levier de changement.

L’approche du NOISE est pragmatique, il cherche à compléter la culture générale de l’étudiant (en fonction du métier qu’il prépare) à travers 3 objectifs principaux :

  1. fédérer ce qui se passe à l’école : se faire connaître auprès de toutes ses entités, compiler les cours et les mémoires sur le développement durable (ou le BOP), créer la coo-pétition (coopération dans la compétition), développer l’offre de cours développement durable ainsi que les cours sur l’innovation sociale et environnementale
  2. soutenir et démultiplier les projets qui existent déjà
  3. s’adresser à tous les étudiants et créer des liens avec les boards des entreprises sociales

 

#NOISE : LES FONDATRICES

Maëva et Leïla ont choisi l’option entrepreneuriat de l’ESCP Europe. Partageant une passion commune pour le social business (qui leur vaudra le surnom de “Mlles Social Business”) elles rédigent ensemble un mémoire sur la stratégie BOP (Bottom Of the Pyramid) d’entreprises souhaitant s’ouvrir sur les marchés les plus pauvres. Ce mémoire apportait des réponses sur les impacts à prévoir sur la stratégie marketing, la communication et les modes de distributions.

Leïla a fait un stage en animation de communauté chez Danone Communities (créé en 2007) qui est l’incubateur “d’entreprises sociales” (dit “social business”) du groupe Danone. Leïla a été la première stagiaire choisit par Danone Communities.

Au même moment, Maëva a travaillé au Cambodge auprès de la Fondation Mérieux pour le développement d’un centre de santé publique. Elle a aussi accompagné un entrepreneur social à Dakar dans le cadre du programme Entrepreneurs Sans Frontières.

 

#NOISE : LES NOISEURS

Pour fédérer sa communauté de NOISEUR, Maëva et Leïla ont mis en place une stratégie réseaux sociaux. Le NOISE a déjà son site web, sa page Facebook, son groupe Facebook et son compte twitter.

A terme, le site web regroupera les cours et les mémoires qui existent à l’ESCP Europe ainsi que les stages en entreprises, les évènements extérieurs liés au social business, au BOP et au développement durable.

A cela s’ajoute week-ends, soirées et newsletter qui permettent à la communauté de se développer et de créer des liens dans la continuité.

La communauté du NOISE n’a pas d’autorité centralisée et tout fonctionne en Open Source, ce qui convient parfaitement à la Génération Y. On peut donner une mention spéciale à Justine Porterie qui a été la première NOISEUR à faire un stage au NOISE pendant son année de césure, afin de préparer le lancement “officiel” de la rentrée 2011.

 

Simran Sethi est une journaliste et une universitaire américaine passionnée par les sujets environnementaux et les moyens de les transmettre au grand public. Elle bénéficie d’une grande notoriété aux États-Unis pour ses articles sur des sites de référence tel que treehugger et pour ses interventions télévisés sur des grandes chaînes américaines et notamment The Oprah Winfrey Show .
Ce travail de pédagogie sur les questions environnementales à travers une communication trans-média lui a valu d’être reconnue par The Independent comme l’une des 10 personnes les plus actives dans le domaine de l’écologie et Vanity Fair l’a nommé “Green messenger” (“messager de l’écologie”).
Néanmoins, Simran ne se repose pas sur ses lauriers car elle a eu l’occasion de se rendre compte que les discours liés aux faits scientifiques (ou même la peur des catastrophes) ne suffisent pas à provoquer une prise de conscience constructive. 
C’est pourquoi elle a décidé d’étudier les barrières psychologiques qui empêchent l’engagement en faveur de l’environnement. Si elle arrive à compiler suffisamment de données pertinentes, Simran publiera un livre pour partager les conclusions de son enquête.
Simran est consciente qu’il s’agit d’un travail de longue haleine et qu’il demande une approche différente. Il est facile de s’adresser aux “communautés Green” partageant les mêmes valeurs qu’elle mais pour faire avancer la prise de conscience, il faut aujourd’hui s’adresser aux autres communautés et entamer le dialogue.
Dialoguer n’est pas débattre. Le but n’est pas de convaincre l’autre mais plutôt l’écouter pour comprendre pourquoi il pense de telle ou telle manière. Le dialogue pose des questions et cherche à aller au-delà des a priori.
Fin octobre, Simran a passé une semaine à Paris pour rencontrer des personnes des communautés Green, des blogueurs et des journalistes. Wiserearth a organisé une “soirée-rencontre” à La Ruche afin qu’un échange direct puisse se faire avec Simran en toute convivialité.
Lors de cette rencontre, Simran a expliqué qu’elle croit beaucoup dans la capacité des médias sociaux à orienter le discours vers les préoccupations personnelles des gens plutôt que de rester sur les problèmes globaux. Elle souligne aussi le problème de la médiation scientifique qui reste à construire. Sans diminuer le travail ni l’effort que font les journalistes scientifiques, il est nécessaire que ce travail de médiation soit prit en charge par les scientifiques eux-mêmes. 
Très active sur Twitter (@simransethi ), il est possible d’échanger sur ces thèmes ou de lui poser des questions via son Tumblelog (en anglais).
 
RÉFÉRENCES 
Article Vanity Fair (en anglais)
Article de WiseEarth So what’s stopping us all going green? (en anglais)

Simran Sethi est une journaliste et une universitaire américaine passionnée par les sujets environnementaux et les moyens de les transmettre au grand public. Elle bénéficie d’une grande notoriété aux États-Unis pour ses articles sur des sites de référence tel que treehugger et pour ses interventions télévisés sur des grandes chaînes américaines et notamment The Oprah Winfrey Show .

Ce travail de pédagogie sur les questions environnementales à travers une communication trans-média lui a valu d’être reconnue par The Independent comme l’une des 10 personnes les plus actives dans le domaine de l’écologie et Vanity Fair l’a nommé “Green messenger” (“messager de l’écologie”).

Néanmoins, Simran ne se repose pas sur ses lauriers car elle a eu l’occasion de se rendre compte que les discours liés aux faits scientifiques (ou même la peur des catastrophes) ne suffisent pas à provoquer une prise de conscience constructive.

C’est pourquoi elle a décidé d’étudier les barrières psychologiques qui empêchent l’engagement en faveur de l’environnement. Si elle arrive à compiler suffisamment de données pertinentes, Simran publiera un livre pour partager les conclusions de son enquête.

Simran est consciente qu’il s’agit d’un travail de longue haleine et qu’il demande une approche différente. Il est facile de s’adresser aux “communautés Green” partageant les mêmes valeurs qu’elle mais pour faire avancer la prise de conscience, il faut aujourd’hui s’adresser aux autres communautés et entamer le dialogue.

Dialoguer n’est pas débattre. Le but n’est pas de convaincre l’autre mais plutôt l’écouter pour comprendre pourquoi il pense de telle ou telle manière. Le dialogue pose des questions et cherche à aller au-delà des a priori.

Fin octobre, Simran a passé une semaine à Paris pour rencontrer des personnes des communautés Green, des blogueurs et des journalistes. Wiserearth a organisé une “soirée-rencontre” à La Ruche afin qu’un échange direct puisse se faire avec Simran en toute convivialité.

Lors de cette rencontre, Simran a expliqué qu’elle croit beaucoup dans la capacité des médias sociaux à orienter le discours vers les préoccupations personnelles des gens plutôt que de rester sur les problèmes globaux. Elle souligne aussi le problème de la médiation scientifique qui reste à construire. Sans diminuer le travail ni l’effort que font les journalistes scientifiques, il est nécessaire que ce travail de médiation soit prit en charge par les scientifiques eux-mêmes.

Très active sur Twitter (@simransethi ), il est possible d’échanger sur ces thèmes ou de lui poser des questions via son Tumblelog (en anglais).

 

RÉFÉRENCES

Article Vanity Fair (en anglais)

Article de WiseEarth So what’s stopping us all going green? (en anglais)


La Global Conference est un forum international sur le développement durable très attendu. Son format a été crée par le think-tank Les Ateliers de la Terre et soutenue par près de 60 partenaires (Danone, GDF SUEZ, Bolloré, etc).

La mission du think-tank Les Ateliers de la Terre est d’accélérer la prise de conscience, de fédérer un réseau mondial d’acteurs économiques, politiques et médiatiques pour accompagner les projets concrets de développement durable (exemple : La Revue de la Terre, l’association E-Durable, projet de formation à l’agroécologie à la Tapoa, etc).

Cette année, 920 personnes se sont retrouvées à Evian, lieu traditionnel de cette rencontre. La Global Conference s’articule chaque année autour d’un thème différent. Au regard des évènements qui se sont produits dans les pays arabes ainsi que les nombreuses élections présidentielles qui auront lieu en 2012, le thème a porté sur “gouvernance et développement durable”.

Ce forum qui se tient sur 3 jours favorise les rencontres d’un réseau mondial de 60 nationalités différentes. Ainsi la promotion du développement durable passe par la présentation de projets d’acteurs majeurs du développement durable, de grand témoin d’évènements inspirants et de conférences (de différent format) pour faire avancer la réflexion vers un monde durable.

Le forum évolue d’année en année avec les retours des participants. Voici quelques nouveautés :

  • Le forum a lieu plus tôt (en septembre au lien de novembre) ce qui permet de mettre à profit le cadre naturel des lieux et de bénéficier du climat doux de l’arrière saison.
  • Green Dating : un PDG expose son projet en 5 min. Il est ensuite possible de lui poser des questions pendant 25 min.
  • Garden Talks : rencontre en plein air, plus convivial et laissant libre cours à une certaine spontanéité.

Les journées commencent dès 8h45 pour se terminer à 20h30 le soir. Bien que présent pendant les trois jours du forum, il ne m’a pas été possible d’assister à toutes les conférences ni même de rencontrer toutes les personnalités. Néanmoins, je vais m’attacher à donner une vue d’ensemble sur les personnalités, les projets et les idées qui ont marqué la 6ème édition de la Global Conference d’Evian.

 

Note sur les fondateurs et l’équipe

Eric Bazin et George J. Gendelman sont les 2 fondateurs du think tank Les Ateliers de la Terre. Grâce à leur expertise journalistique et à leur réseau, la Global Conference a pu voir le jour, car ils ont su convaincre des grands acteurs du développement durable de l’importance d’une telle rencontre.

Cette année l’équipe encadrante s’est enrichie de présence féminine avec Joëlle Charbonneau et Roxane Grioche, ce qui a indéniablement ajouté un plus tant sur la convivialité de l’organisation que sur la sensibilité d’écoute aux remarques constructives.

GLOBAL CONFERENCE 6ème édition : Quelles révolutions pour gouverner ensemble un monde vulnérable ?
La Global Conference est un rendez-vous majeur organisé par Les Ateliers de la Terre, think-tank qui promeut le développement durable depuis 2006.
Chaque année, c’est plus de 600 acteurs majeurs (dirigeants d’entreprise, politiciens, experts, ONG, journalistes, blogueurs, intellectuels, etc) venant du monde entier qui se réunissent pour débattre, témoigner et échanger sur les questions clés tel que :
 l’énergie
l’eau
la ville intelligente
la biodiversité
la gouvernance

GLOBAL CONFERENCE 6ème édition : Quelles révolutions pour gouverner ensemble un monde vulnérable ?

La Global Conference est un rendez-vous majeur organisé par Les Ateliers de la Terre, think-tank qui promeut le développement durable depuis 2006.

Chaque année, c’est plus de 600 acteurs majeurs (dirigeants d’entreprise, politiciens, experts, ONG, journalistes, blogueurs, intellectuels, etc) venant du monde entier qui se réunissent pour débattre, témoigner et échanger sur les questions clés tel que :

  • l’énergie
  • l’eau
  • la ville intelligente
  • la biodiversité
  • la gouvernance